Dans le cadre de notre vocation de vous alerter, nous publions ci-dessous un post vu sur internet aujourd’hui. La thématique est «voitures de collection».
Le titre (Patrick Peter, organisateur de courses de voitures historiques: « Une voiture de collection, c’est mieux que du papier qui dort dans un coffre ») est sans confusion.
Annoncé sous la signature «d’anonymat
», l’éditorialiste est reconnu comme quelqu’un de sérieux.
Vous pouvez ainsi vous fier aux informations qu’il divulgue.
06 mai 2023
03:00
Spa Classic débarque sur le circuit de Francorchamps du 12 au 14 mai prochains. Outre le facteur plaisir, les voitures de collection demeurent un placement intéressant.
Du 12 au 14 mai prochain, Ferrari Testa Rossa, Bentley Speed 8, Porsche 550, Ford GT40, Lola T70 et autres AC Cobra viendront limer le bitume du Raidillon et de l’Eau Rouge à Francorchamps à l’occasion du Spa Classic, le plus grand rassemblement de voitures historiques sur circuit en Belgique. L’occasion de voir en action des voitures d’exception dans un cadre d’exception. Pas moins de 430 voitures participantes sont invitées à concourir dans différentes catégories : avant-guerre, années 50 et 60, groupe C des années 1980, F1 des années 1990, etc.
Le Français Patrick Peter (Peter Auto) est le grand organisateur de cette manifestation haute en couleurs qui attire plusieurs dizaines de milliers de spectateurs. C’est lui également qui organise Le Mans Classic fin juin et qui a fait renaitre le mythique Tour Auto qui s’est tenu en avril.
« Comme il s’agit parfois de voitures de très grande valeur, nous avons fixé des règles : celui qui se rend coupable d’un coup de volant mal intentionné devra payer les réparations. »
Ne faut-il pas être un peu « timbré » pour faire courir des voitures aussi rares et aussi chères, sur un circuit rapide et réputé difficile comme Francorchamps ? « C’est de la course, donc il y a toujours un risque d’accrochage », admet Patrick Peter. « Comme il s’agit parfois de voitures de très grande valeur, nous avons fixé des règles : celui qui se rend coupable d’un coup de volant mal intentionné devra payer les réparations », précise-t-il. Les participants doivent du reste présenter une licence délivrée par leur club national (le RACB en Belgique), ce qui nécessite de faire quelques stages.
Valeur refuge ?
Pour certains, la voiture de collection est devenue un produit de placement, voire une valeur refuge en ces temps de forte inflation, comme peuvent l’être l’immobilier ou les œuvres d’art. Lors des ventes aux enchères, certains véhicules, surtout lorsqu’ils sont frappés du petit cheval cabré, ont atteint des prix complètement déraisonnables. Comme cette Ferrari 250 GTO de 1962, vendue pour 70 millions d’euros par Sotheby’s en 2018, ou l’unique Ferrari 335 S de 1957, partie à 32 millions d’euros chez Artcurial en 2016.
©EPA
« Même si la voiture de collection ne constitue pas toujours un placement rentable, c’est un objet utile avec lequel on peut se faire plaisir. »
Cet accès d’ »exubérance irrationnelle », selon l’expression chère à Alan Greenspan, semble aujourd’hui retomber quelque peu. « Les voitures de collection n’ont cessé de prendre de la valeur au cours des vingt-cinq dernières années. Aujourd’hui, on semble avoir atteint un palier, les prix se stabilisent et c’est d’ailleurs une très bonne chose », estime Patrick Peter. « Si on peut se mettre à l’abri de l’inflation en achetant un ancêtre, c’est très bien. Mais cela ne doit pas constituer la première motivation. Même si la voiture de collection ne constitue pas toujours un placement rentable, c’est un objet utile avec lequel on peut se faire plaisir. C’est quand même mieux que du papier qui dort dans un coffre. »
Contraintes écologiques
Là où les propriétaires de voitures historiques ont davantage de souci à se faire, c’est par rapport aux contraintes écologiques et aux normes d’émissions en particulier. Avec la multiplication des zones de basses émissions, les véhicules de collection ne risquent-ils pas de se retrouver bannis un peu partout de l’espace public ? Patrick Peter ne le pense pas. « Nous travaillons avec les villes pour obtenir des dérogations pour les voitures anciennes, ce qui ne pose généralement pas de problème. Notre objectif suivant sera de transformer cette dérogation accordée par les municipalités en une dérogation nationale, comme c’est déjà le cas en Allemagne. On parle finalement de très peu de voitures. En France, on dénombre entre 700.000 et 800.000 véhicules de collection sur un parc automobile de 40 millions de véhicules, soit à peu près 2%. Et ces voitures ne font pas plus de 2.000 à 3.000 kilomètres par an. »
©Photo News
Pour des compétitions comme à Spa, les participants roulent avec des carburants de synthèse, qui réduisent les émissions de 80%. « Ces carburants ne nécessitent aucune adaptation au niveau des moteurs. Ils sont en phase expérimentale et seront commercialisés d’ici 4 ou 5 ans », assure Patrick Peter.
Il observe du reste que lors des manifestations itinérantes, comme le Tour Auto par exemple, l’accueil est toujours enthousiaste. « Partout où elles passent, les voitures historiques suscitent un mouvement de sympathie spontané. Dès que nous avons quitté Paris pour sillonner la France, nous avons croisé des milliers de personnes massées le long du parcours. Même pas besoin, dans ces conditions, d’avoir un roadbook pour trouver sa route. Certes, il y a quelques villes que nous ne recherchons pas particulièrement, comme Lyon, Marseille, Bordeaux ou Grenoble. Nous ne voulons surtout pas créer d’embouteillages. » On mentionnera accessoirement que ces villes sont gérées par des maires écologistes…
©Photo News
L’exception américaine
Patrick Peter envisage d’exporter son concept hors d’Europe. « Nous allons organiser prochainement en Californie le ‘Rallye des princesses’, réservé aux dames. » Encore que la culture des voitures anciennes soit assez différente aux États-Unis. « Les Américains sont moins attachés à l’orthodoxie des voitures. Ils vont monter un moteur Chevrolet (au lieu du Ford V8, NDLR) dans une Cobra par exemple, ce qui est impensable en Europe où l’on est tenu par des règles éditées par la FIA. Les Américains sont aussi davantage portés sur les concours d’élégance que les Européens. Les Argentins en revanche sont des fins connaisseurs du patrimoine de la course automobile. » Normal, me direz-vous, puisque c’est la patrie de Fangio…
« On se rend beaucoup moins qu’auparavant en Grande-Bretagne. Le Brexit ne nous a pas facilité la tâche… »
Là où l’horizon se bouche quelque peu, c’est Outre-Manche. « On se rend beaucoup moins qu’auparavant en Grande-Bretagne. Le Brexit ne nous a pas facilité la tâche et ce sont plutôt les Britanniques qui viennent courir sur le continent. »
Enfin, à la question de savoir quel serait son garage idéal, Patrick Peter hésite un instant, puis tranche : « Mon trio magique serait : l’Alfa Romeo 8C 2300 Monza (1931), la Ferrari 250 GT châssis court (1960) et la McLaren F1-GTR (1995). Le problème, c’est que je n’ai pas les moyens de les acheter… »
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