Ne manquez pas cet édito : la dématérialisation encore loin de faire l’unanimité

Dans le cadre de notre activité d’information, nous publions ci-dessous un texte vu sur internet aujourd’hui. La thématique est «voitures de collection».

Le titre (la dématérialisation encore loin de faire l’unanimité) en dit long.

Annoncé sous la signature «d’anonymat
», l’éditorialiste est positivement connu pour plusieurs autres éditoriaux qu’il a publiés sur internet.

La confiance est donc impérieuse concernant cet encart.

Avoir son permis dans son téléphone (non, on ne parle pas de photo) c’est possible depuis le 14 février, à condition, bien sûr, d’être équipé d’un smartphone et d’être détenteur d’une nouvelle carte d’identité format carte bancaire. Ce dispositif permet de se prévaloir de son droit à conduire simplement avec son téléphone mobile lors des contrôles routiers ou pour la location d’un véhicule. Fini donc les galères au guichet des loueurs, se rendant compte qu’on a laissé son permis chez soi. Avec cette nouvelle fonctionnalité, il sera possible de l’avoir sur soi. “Et si on n’a plus de batterie, on fait comment ?”, s’interroge Patrick, 47 ans, qui ne se dit pas contre la mesure, mais qui reste sceptique quant à la praticité de ce permis dématérialisé. Le délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, Pierre Chasseray, indiquait la semaine dernière que “la personne qui veut conserver ses papiers peut le faire. Le permis dématérialisé sera juste un plus pour ceux qui le souhaitent”. À l’instar de Marie, 23 ans, pour qui “ça ne sera plus une galère de penser aux papiers et au téléphone”, dit-elle en s’empressant de télécharger l’application France Identité. En effet, le téléchargement de ladite application conditionne le stockage de son permis numérique dans son téléphone (voir par ailleurs). “Au moins quand je pars en rando ou faire la fête, je n’aurais qu’à emmener mon téléphone et ne penser qu’à ça, vu que j’ai ma carte bancaire d’enregistrée aussi”, ajoute la jeune femme.

“Tro d’zafèr su c’téléphone”

Toutes ces fonctionnalités intégrées en un seul objet du quotidien, Hervé, 70 ans, le voit plutôt d’un mauvais œil. Rassuré par le fait que le permis dématérialisé ne remplacera pas le physique, il s’interroge tout de même sur le bienfondé de la mesure. “Je préfère largement avoir mes papiers sur moi. Néna trop d’zafèr su c’téléphone. On ne peut plus s’en passer”, râle-t-il. Reine-Claude, 68 ans, était au courant de cette mesure mais ne l’utilisera pas non plus. Même si elle est pour et “à l’aise avec les nouvelles technologies”. Pourquoi ? “Je perds plus souvent mon téléphone que mes papiers. J’y fais sans doute moins attention. J’ai déjà perdu quatre portables, alors que mes papiers, jamais je ne les égare”, dit-elle, en expliquant prendre soin de photocopier chaque document qu’elle a en sa possession en cas de perte. Autre souci évoqué par les personnes interrogées, le problème de la protection des données, cette même musique que l’on entendait lors du déploiement du pass sanitaire. “J’entends déjà des voix qui craignent le piratage. Mais j’ai quand même plus peur de me faire voler mes papiers que de me faire pirater mes données sur un site gouvernemental”, tempère Pierre Chasseray le délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes.

Dossier réalisé par Hugo DELAGRAYE, avec l’AFP

Pour la gendarmerie, un gain en temps et en sécurité

Interrogée à propos de cette nouvelle fonctionnalité pour les automobilistes, la gendarmerie de La Réunion n’y voit que du positif. “Plus c’est numérisé, plus ça facilite les contrôles, nous indique-t-on. Ça réduit encore plus le risque de fraude”. Qualifié “d’hautement sécurisé”, la gendarmerie est confiante quant au risque très limité de falsification avec ce nouveau dispositif. En effet, en plus du déverrouillage de son téléphone, pour accéder à l’application France Identité, il faut aussi montrer patte blanche en tapant un code à six chiffres, ou en utilisant la reconnaissance faciale ou biométrique intégrée à son smartphone (comme pour les applis bancaires). “Si vous vous faites voler votre téléphone, vous êtes censés le déclarer. En plus, les téléphones modernes peuvent être bloqués ou leurs données effacées à distance en cas de vol”, même si la gendarmerie a conscience que « les escrocs sont malins ». L’insécurité viendrait, selon les militaires, “d’une méconnaissance des fonctionnalités qui, elles, engendrent des risques pour l’utilisateur”. Comme par exemple, avoir des photos de ses papiers dans sa galerie sans que celle-ci ne soit verrouillée. Grâce à ce permis virtuel, la gendarmerie pourra également interroger tout un tas de fichiers : antécédents judiciaires, historiques des amendes, restrictions de conduites ou encore fichiers des personnes recherchées. Cela fonctionne avec le NFC (qui permet de payer avec son téléphone). Une fois arrêté par les forces de l’ordre, il faut ouvrir son application France Identité et cliquer sur “partager vos données”. Si le NFC est activé, il faudra à nouveau déverrouiller l’application pour présenter son appareil à l’agent qui n’aura qu’à approcher son téléphone jusqu’à ce qu’une vibration se fasse sentir. “Depuis l’avènement du numérique, c’est un vrai gain de temps. Et qui moins de temps sur les contrôles dit possibilité de les multiplier.”

Le permis en cinq date clés

– 1899 : création du certificat de capacité

L’ancêtre du permis de conduire est institué par décret le 10 mars 1899. Le certificat de capacité est retiré “après deux contraventions dans l’année”. Le document est, déjà à l’époque, imprimé sur papier rose et y figure la mention manuscrite du véhicule dont il autorise la conduite : automobile à pétrole, voiture avec moteur à essence ou encore locomotive routière avec moteur à vapeur.

– 1923 : le premier permis de conduire

Le permis de conduire est créé par le décret du 31 décembre 1922, dit « code de la route ». Il entre en vigueur le 1er juin 1923. Pour l’obtenir, les candidats, âgés d’au moins 18 ans, doivent réussir des « épreuves » permettant d’apprécier leur aptitude à conduire et à manœuvrer des véhicules Établi par la préfecture « sur des cartes roses », il est imprimé sur volet simple.

– 1955 : le permis rose &ag…

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