Voilà qui va vous intéresser : Un nouveau papier que notre équipe vient de repérer sur internet et que nous vous produisons ci-dessous. Le sujet est « voitures de collection ».
Le titre (A Bormes, le tank Destroyer M10, fil rouge mémoriel du débarquement de Provence) synthétise tout l’éditorial.
Sachez que le journaliste (annoncé sous la signature d’anonymat ) est positivement connu pour plusieurs autres articles qu’il a publiés sur internet.
Vous pouvez ainsi faire confiance aux informations qu’il donne.
Texte :
Il est l’un des deux uniques chars dans le département, au sein du parc privé de véhicules militaires américains (1) choyés par l’association Mémoire Bormes 1944. Le tank Destroyer TD Modèle 10, baptisé par l’équipage de l’époque « Cracheur II », est un chasseur de chars qui a participé au débarquement de Provence.
À moins de six mois des commémorations (dont la libération de Bormes le 17 août), tous les regards se portent sur ce véhicule de combat qui a été « confié en 2021 à l’association par le musée des blindés de Saumur sous la forme d’une convention prêt-bail, à charge pour nous de le restaurer », rappelle Patrick Moulines, vice-président de l’association aux côtés de Serge Buisson.
Remplacer le train de chenilles
Entièrement rénové, et motorisé par l’équipe de Mémoire Bormes 1944, ce véhicule de collection a participé aux commémorations de 2022 et 2023. Il manque juste un maillon important dans cette belle chaîne de solidarité: un train de chenilles qui remplacera celui fortement dégradé.
Grâce aux généreux donateurs – déjà 10.000 euros collectés depuis l’appel aux dons, lancé le 8 mai 2023 (lire ci-contre) –, il pourra alors participer au défilé terrestre des commémorations du 80e anniversaire du Débarquement.
Cela ravivera, ainsi, la flamme de l’équipage, aujourd’hui, disparu, et qui, le 15 août 1944, débarqua en Provence. « Il a participé aux combats et a remonté avec l’armée de De Lattre de Tassigny le Rhône jusqu’en Allemagne et finit sa carrière militaire le 8 mai 1945, à la capitulation de l’Allemagne, sur les bords du lac de Constance », précise Patrick Moulines.
Grâce à des recherches minutieuses, les bénévoles ont retrouvé des photos de l’équipage et ont pu reconstituer la formation de l’époque avec l’aide d’un des descendants du brigadier Adrien Lavancier, aide pilote.
Maintenir en état le parc de véhicules de collection
Une restauration qui s’inscrit parfaitement dans la mission que se s’est donnée l’association (présidée par Didier Olivier) depuis sa création en 2018, fédérant à ce jour 65 adhérents. « Notre objectif, dès la création, a été de perpétuer la mémoire du débarquement en Provence et de la libération de Bormes. Il s’agit, aussi, d’entretenir le devoir de mémoire, de maintenir en état de fonctionnement un parc de véhicules américains de la deuxième guerre mondiale, particulièrement sur la libération. Et puis, d’avoir une action auprès des jeunes générations pour entretenir ce devoir de mémoire », rappelle Patrick Moulines (lire ci-dessous). Car, pour les bénévoles, « l’attachement au devoir de mémoire, à la culture, et à sa transmission à la jeune génération » demeure sans faille.
Savoir +
1. Didier Olivier, propriétaire des véhicules de collection au sein de l’association possède, aussi, un char Sherman.
2. Didier Olivier, président; Patrick Moulines, vice-président; Serge Buisson, Robert Figallo, Tony Costa, Jean-Louis Vial.
Une partie de l’équipe des bénévoles de Mémoire Bormes 1944 devant les véhicules de collection, appartenant à Didier Olivier, président (3de gauche à droite).(Photo C. P.).
Un musée itinérant pour le devoir de mémoire
Quatre-vingts ans nous séparent aujourd’hui de 1944. Mais, pour Mémoire Bormes 1944, créée par son président Didier Olivier, le temps qui s’est écoulé ne doit pas faire oublier ce qui nous lie aux libérateurs.
À moins de six mois des commémorations du 80e anniversaire du débarquement de Provence, Mémoire Bormes 1944 peaufine le planning en lien aussi avec d’autres associations. Elle est, aussi, sollicitée par les communes pour participer, entre le 14 août et le 23 août, aux commémorations des libérations des communes.
« Cela sera soit sous forme de présentation statique lors des commémorations, soit sous forme de défilés, allant d’un à trente véhicules en état de marche, comme cela sera le cas le 17 août à Bormes », précise Patrick Moulines. Et ce, en présence de figurants « en tenue militaire d’époque réglementaire », insiste-t-il.
Cette année, spécifiquement pour le 80e anniversaire, l’association « propose aux communes qui le souhaitent une prestation aérienne avec trois avions d’époque. Un DC3 Dakota déjà venu lors du 75e anniversaire, et deux North American T6, prêtés par l’association Un dakota sur la Normandie, qui vont effectuer un survol des commémorations à basse altitude, en escadrille ».
Remorque d’État-major tractée par un véhicule de collection
Lors de la commémoration du 17 août à Bormes, survolée par ces avions d’exception, le public pourra admirer le parc de véhicules de collection mais aussi le musée itinérant baptisé Robert Chiazzo, en hommage à l’ancien Commando d’Afrique disparu, comme le regretté Pierre Velsch. Il va prendre vie au sein d’une remorque d’état-major de la Seconde Guerre mondiale, tracté par un véhicule de collection.
« En marge de sa participation dès cet été aux commémorations, ce musée itinérant va s’inscrire, par la suite, dans un programme de visites dans les collèges et des lycées du département. Le but est de donner des conférences sur le débarquement en Provence auprès des adolescents ».
À l’intérieur du véhicule historique qui se déplaçait sur les champs de bataille, « il y aura tout un tas d’objets qui seront présentés ».
L’appel aux dons
10 000 euros sans compter les promesses de dons : telle est déjà le montant récolté dans le cadre de la souscription, lancée le 8 mai 2023, avec la fondation du Patrimoine et l’association Mémoire Bormes 1944. L’association, soutenue par la commune de Bormes, espère atteindre l’objectif financier de 25 000 euros qu’elle s’est fixée.
La collecte reste active jusqu’à cet été pour acquérir ce train de chenilles coûtant 45 000 €. L’association continue de mobiliser toutes les énergies pour concrétiser les dons.
Si vous souhaitez vous associer à cette noble mission de « cultiver ce devoir de mémoire » et aider ces bénévoles passionnés à atteindre leur objectif, il vous suffit de faire un don en ligne à www.fondation-patrimoine.org ou vous rendre sur le site fondation du patrimoine TD M10. La fondation du patrimoine fera parvenir à chaque donateur un reçu fiscal.
Plus de renseignements sur wwwmemoirebormes1944.com
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