Retour sur l’édito : Voitures de cinéma. Mustang Bullitt, le coup de cœur de Steve McQueen

steve mcqueen

Voilà qui va vous intéresser : Un nouveau post que nous venons de identifier sur internet et que nous vous reproduisons ci-dessous. La thématique est « voitures de collection ».

Son titre (Voitures de cinéma. Mustang Bullitt, le coup de cœur de Steve McQueen) résume tout l’article.

Le rédacteur (identifié sous la signature d’anonymat
) est positivement connu pour plusieurs autres éditoriaux qu’il a publiés sur le web.

Bullitt est un film américain réalisé par Peter Yates, sorti le 17 octobre 1968 aux Etats-Unis. Il faudra attendre le 17 mars 1969 pour le voir projeté sur les écrans français. Il réunit alors trois millions de spectateurs en France.

C’est la Warner Bros qui va investir dans ce long métrage autour de la star du moment, Steve McQueen, et de Robert Vaughn et Jacqueline Bisset. Il s’agit d’une adaptation du roman Un silence de mort (Mute Witness) de Robert L. Fish.

Succès critique et commercial, Bullitt reste dans les mémoires pour sa scène de course-poursuite à travers les rues de San Francisco. Mais connaissez-vous l’histoire derrière cette poursuite ?  

Une Mustang pour McQueen

Dans le film, Steve McQueen conduit une Mustang GT390 Fastback de 1968 avec moteur V8 6.4L de 335 ch, de couleur Dark Highland Green et dotée d’une transmission manuelle à quatre rapports. La voiture pouvait atteindre une vitesse maximale de 182 km/h.

La Warner Bros avait commandé chez Ford deux modèles strictement identiques. Le châssis numéro 559 pour Steve McQueen, et le numéro 558 utilisé pour les cascades. Cette dernière finira dans un piteux état à la fin du tournage.

Une Mustang qui boycotte Ford !

 Les plus observateurs auront remarqué que la Mustang du film ne possède pas de logo Ford. En effet, suite à un différend entre Steve McQueen, son équipe de production et la Ford Motors Company, pour des questions financières, il sera décidé de supprimer de la voiture de tournage toute trace de la marque américaine.

Comme nous le verrons un peu plus loin, cela n’empêchera pas Ford de continuer à surfer sur le succès du film pendant des décennies.

La plus belle course-poursuite du cinéma 

Dans le film, McQueen sort d’un hôpital et réintègre l’intérieur de sa Mustang lorsqu’il aperçoit des hommes qui le surveillent garé un peu plus loin. Débute alors un jeu du chat et de la souris dans les rues de San Francisco. C’est le début de ce qui sera considéré pendant longtemps comme la plus longue et réussie poursuite du cinéma.

La légendaire scène de poursuite dans San Francisco dure exactement 9 minutes 40 à l’écran. Tout ce qu’on est en droit d’attendre d’une poursuite dans un film américain est là, à commencer par les rues de San Francisco. Les rues en pente sont autant de tremplins que ne manquent pas de négocier à fond la Mustang et la Charger pendant de longues minutes.

La lumière est magnifique, les véhicules sont parfaits et la bande son à base de crissements de pneus et de borborygmes prend aux tripes. La scène se termine par l’explosion de la voiture des méchants contre une station-service. Une ficelle bien connue d’Hollywood qu’on retrouvera dans Rambo lorsqu’un Sylvester un peu contrarié fera exploser lui aussi une station.

Des règles strictes

 Le tournage de cette scène durera trois semaines. Premier problème, Steve McQueen souhaite réaliser les cascades lui-même, ce que refuse l’assureur du film. C’est Bud Ekins, cascadeur professionnel décédé en 2007 et qui a notamment joué dans La Grande Évasion, ami personnel de Steve McQueen, qui prend le volant de la Mustang n°558 lors des cascades.

Mais comme McQueen insiste lourdement pour conduire la Mustang en dehors des moments trop dangereux, on décale toutes ces scènes en fin de tournage, pour se préserver d’un éventuel accident pouvant mettre en danger le film.

 Une limitation de vitesse !

 Au cours de ces trois semaines de tournage, les rues de San Francisco sont fermées par alternance, ce qui implique l’autorisation de la mairie. La hantise des autorités locales est de se retrouver avec des dégâts matériels, ou pire un accident mortel. Le conseil municipal décide donc de limiter la vitesse pendant le tournage à 55 km/h !

Une préconisation qui ne sera évidemment pas respectée. À l’écran, certaines scènes de la poursuite se déroulent entre 120 et 130 km/h. Une situation délicate, d’autant que le réalisateur Peter Yates insiste pour tourner toutes les scènes en décors naturels.

 Une piscine offerte !  

La Warner Bros, qui sent que ça va lui coûter très cher, fait tout pour que cela ne se fasse pas. Mais Yates peut compter sur un allié de choix avec Steve McQueen, trop heureux de tourner dans les rues de San Francisco. Pour convaincre la ville, McQueen a une idée !

McQueen impose à la Warner de financer une piscine municipale à la ville de San Francisco. En échange de quoi, le maire Joseph L.Alioto met à disposition les rues ainsi que trois policiers pour sécuriser les lieux.

 Que sont devenues ces Mustang ?

 La première, la 559 conduite par Steve McQueen, fut revendue avec 30 500 km au compteur pour 6000 $ à un policier, puis à Robert Kiernan. C’est son fils Sean qui en est désormais le propriétaire. Pendant longtemps tout le monde pensait que la “558” avait été détruite.

Elle fut en effet mise au rebut mais en réalité pas détruite. En son temps McQueen avait fait toutes les casses pour l’ajouter à sa collection, en vain. Il mourra en 1980 sans avoir remis la main dessus. Elle sera retrouvée au Mexique quand Ralph Garcia Junior, un garagiste spécialisé dans la restauration de Mustang met la main dessus en tapant son numéro de série sur internet.

 McQueen la voulait

 En décembre 1977, les propriétaires de la 559 reçoivent une lettre signée du célèbre acteur. Steve McQueen veut récupérer leur voiture. Il leur propose même de leur trouver une autre Mustang en état comparable pour remplacer “la sienne”. L’affaire ne se fera pas et la “559” restera dans la famille.

En 2014, le fils de Robert contacte Molly McQueen, la petite fille de la star. Il a restauré la Mustang et souhaite lui présenter. Aujourd’hui, la voiture appartient toujours à Sean Kiernan, qui la conduit lorsque Ford en a besoin.

 Ford pas rancunier

 En effet, en 2018, une nouvelle Bullitt reprend les codes de son ancêtre pour faire revivre la légende. Elle reprend évidemment la célèbre teinte Vert Highland de l’originale. Le logo est également retiré de la calandre comme dans le film.

Évidemment il s’agit toujours d’un V8 qui officie sous le capot. Il développe ici 460 chevaux. De quoi entretenir de belles glissades dans les rues de San Francisco, Belleville ou Cergy Pontoise.

COURSE POURSUITE :  

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