A la une ce texte : et si c’était lui, le film de voiture ultime ?

A la une ce texte : et si c’était lui, le film de voiture ultime ?

Voici l’essentiel d’un « papier journalistique » que nous venons de trouver sur internet. Le sujet va indéniablement vous convenir. Car la thématique est « voitures anciennes ».

Son titre (et si c’était lui, le film de voiture ultime ?) est parlant.

Annoncé sous le nom «d’anonymat
», l’éditorialiste est connu et fiable.

Les informations publiées sont par conséquent considérées crédibles.

Le post a été édité à une date notée 2023-08-13 07:00:00.

Étant donné que Gran Turismo est une grosse trace de pneu, on revient à la place sur le film de courses automobiles et de voitures ultime, le bien nommé Cars de Disney et Pixar.

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En 2006, le premier Cars a offert à Disney et Pixar une nouvelle manne financière, avec des centaines de millions de produits dérivés et plusieurs spin-off (entrainant également son lot de contrefaçons à travers le monde). Comme de nombreuses franchises Pixar, Cars et son héros à quatre roues ont vite trouvé leur place dans la culture populaire, façonnant tout un nouvel imaginaire, plus enfantin cette fois, autour des courses automobiles.

Si sa suite est le vrai vilain petit canard du catalogue, le film d’animation réalisé par John Lasseter et Joe Ranft est lui aussi souvent relégué en bas de classement, loin derrière les chefs-d’oeuvre proclamés que sont les Toy StoryLe monde de NemoLes Indestructibles ou Là-Haut. Pourtant, Cars est un divertissement plus qu’honorable et surtout LE film de course de voitures ultime.

le crash inexplicable de l'été

LA FAMILLE ET LES VOITURES, MAIS SANS DIESEL

Cars aurait dû être le troisième long-métrage produit par Pixar et distribué par Disney après Toy Story et 1001 Pattes, mais la production a été retardée pour laisser la priorité à Toy Story 2 après le succès du premier volet. John Lasseter a donc attendu plusieurs années avant de se lancer dans ce projet beaucoup plus personnel à ses yeux. Comme le coréalisateur l’a répété dans presque chaque interview consacrée au film ou à ses suites, il se considère comme un « geek des voitures » et cite volontiers l’automobile comme son autre grande passion, en plus de l’animation. 

Cette obsession pour la carrosserie ne vient pas de nulle part. John Lasseter a grandi à Los Angeles, une ville mondialement connue pour le quartier d’Hollywood, mais aussi ses autoroutes et embouteillages à perte de vue. De plus, son père était responsable des pièces détachées chez un concessionnaire Chevrolet et l’a initié aux courses de NASCAR, dont il est devenu très fan. Forcément, une fois adulte, l’idée d’allier ses deux centres d’intérêt a rapidement sonné comme une évidence, tout comme celle de ne pas uniquement axer l’intrigue autour des courses automobiles pour l’ouvrir à « la culture voiture » et sa philosophie dans son ensemble

Cars : photo

Cars : photo« C’est la seule personne de la rédac qui n’a pas son permis qui écrit cet article »

De fait, la production a nécessité une longue phase de recherches et de documentation qui ont amené les équipes sur la célèbre route 66. Pour bien comprendre le contexte socio-économique des patelins situés sur cette route mythique (dont la petite ville fictive Radiator Springs est inspirée), la production a fait appel à plusieurs consultants, notamment Michael Wallis. Cet historien et journaliste américain, qui est l’auteur de Route 66 : The Mother Road, le livre référence sur le sujet, a doublé le personnage du Shériff, mais surtout expliqué à John Lasseter tous les enjeux autour de la multiplication des autoroutes et le sort réservés aux anciens lieux de passage des routiers (par ailleurs cartographiés de façon très pédagogique). 

Une majeure partie de l’intrigue est donc consacrée au changement de philosophie de Flash McQueen, pour qui seules la vitesse et la ligne d’arrivée étaient essentielles. Au contact des habitants de Radiator Springs (qui représentent une Amérique passée et nostalgique), le héros prend pour la première fois le temps de rouler pour le simple plaisir de conduire. Il retrouve aussi le plaisir de sillonner le pays en traversant les paysages désertiques des États-Unis façon road trip et comprend que ce qui compte, c’est uniquement le voyage (même si dit comme ça c’est très niais).

Cars : photo

Cars : photoSans oublier l’amitié, l’amour et l’entraide

CHAUFFEUR, SI T’ES CHAMPION

Évidemment, la course automobile reste une composante clé du film qui a fusionné différents championnats pour créer la Piston Cup tant convoitée par Flash McQueen. De fait, Cars enchaîne les références, clins d’oeil et hommages au monde du sport auto. Le film compte au casting vocal quelques anciens pilotes et légendes comme Paul Newmann, qui pour terminer sa carrière cinématographique a prêté sa voix au personnage de Doc Hudson alias Hudson Hornet, un ancien coureur vedette des années 50.

On pourrait également citer le caméo de Michael Schumacher et la présence au casting d’Alex Zanardi (Guido) pour représenter la Formule 1, celle de Mario Andretti pour l’Indycar et le dragster (entre autres) ou encore Richard Petty (King), Darrell Waltrip (Darrell Cartrip) et Dale Earnhardt Jr. (Junior) pour le NASCAR. 

Cars : photo

Cars : photoUne maîtrise impressionnante de la vitesse 

En revanche, même si le nom de Flash MacQueen (Lightning McQueen en VOfait tout de suite penser à Steve McQueen, il s’agit aussi et surtout d’un hommage rendu à l’animateur de Pixar Glenn McQueen qui est décédé en 2002 pendant la préproduction et à qui le film est dédié. 

Enfin, pour que les deux courses qui ouvrent et ferment l’intrigue soient le plus authentiques et immersives possible (quand bien même elles ne représentent pas une compétition en particulier), Artie Kempner, un ancien de Fox Sport pour le NASCAR a apporté son expertise durant la production. Il a notamment insisté sur le rôle bien particulier des commentateurs, qui monopolisent donc la parole durant les courses et y insufflent une bonne partie de leur énergie, en plus de la réalisation et l’animation virtuoses. 

Cars : Paul Newman

Cars : Paul NewmanUne belle fin de course pour Paul Newman

JE DIS, JE VIENS DE ME FAIRE CARJACKER

En plus de ces nombreux hommages, Pixar a créé tout un univers anthropomorphique particulièrement cohérent et attractif qui s’amuse à représenter tous les types de quatre roues, de la voiture de course à la veille dépanneuse, en passant par le camion de pompiers, les utilitaires en tout genre et autres engins agricoles. Avec une certaine facétie, le film se nourrit de l’histoire, de l’usage et de la symbolique derrière chaque modèle présenté à l’écran pour caractériser les personnages. L’âge, l’origine, le lieu de résidence ou la personnalité de chaque voiture est déterminé en fonction du modèle qu’elle représente.

Luigi la Fiat 500 est par conséquent un italien fan de Ferrari (comme son assistant Guido); Sarge la Jeep miliaire a un caractère autoritaire et très patriotique; Fillmore le minibus Volkswagen est un hippie défoncé qui brasse sa propre essence bio, tandis que Lizzie la Ford T de 1923 est la doyenne légèrement sénile et dure d’oreille de Radiator Springs. 

Cars : photo

Cars : photoÇa en fait, du produit dérivé 

Même si les design sont plus enfantins pour appuyer l’anthropomorphisme et faciliter l’identification, le mimétisme des voitures se voulait sans faille. En plus du sound design (vrombissements de moteurs ou crissements de pneus sur l’asphalte), le film fait apparaître un nombre colossal de modèles à l’écran avec une précision et un niveau de détail tellement poussés que 43 000 dessins préparatoires ont été réalisés au début de la production pour ne passer à côté d’aucune anomalie.

De fait, même si sa trame paraît plus balisée que celle des précédents films, Cars se place dans la continuité thématique et technique de Pixar, notamment en animant des objets comme c’est le cas depuis les débuts du studio : dans les courts-métrages Luxo Jr, Knick Knack ou le long-métrage Toy Story.

Cars : photo

Cars : photoCars > Gran Turismo 

 

Le film, qui a bénéficié de 120 millions de dollars de budget (le plus cher du studio au moment de la sortie), a également été un autre défi technique qui a servi de crash test au Ray Tracing. Cette technique, qui vient à peine de débarquer dans le monde du gaming, permet de calculer et de reproduire l’incidence de la lumière sur un objet en mouvement en fonction de son environnement. En plus du mimétisme jusqu’au-boutiste, ce soin apporté aux reflets sur la carrosserie et les rétroviseurs permet d’apporter plus d’authenticité et de crédibilité à ces voitures qui parlent.

Avec des voitures pour personnages, des courses automobiles, l’histoire vraie de la route 66 et son titre sans équivoque, Cars brasse rigoureusement toutes les facettes de son sujet et a donc largement gagné sa place en pôle position pour le Prix du meilleur film de bagnole.

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