Sur internet : le constructeur français qui a brillé à Indianapolis

des moteurs

Voilà qui va vous convenir : Un nouveau papier que je viens de remarquer sur internet et que nous vous proposons ci-dessous. Le thème est « voitures de collection ».

Le titre suggestif (le constructeur français qui a brillé à Indianapolis) est évocateur.

Le rédacteur (identifié sous la signature d’anonymat
) est reconnu comme quelqu’un de sérieux.

Vous pouvez par conséquent donner du crédit à cette édition.

1903 marque le début de l’entreprise fondée à Paris par une fratrie (trois frères et une sœur), dont Edouard et Maurice qui prennent les rênes de l’affaire. Leur but est de concevoir et de produire des moteurs statiques pour l’industrie et des moteurs marins pour la navigation.

A partir de 1910, la société devient « Etablissements Ballot SA » et son activité s’élargit aux moteurs pour l’automobile et la moto ; de nombreuses marques automobiles se fournissent auprès de Ballot, dont un futur concurrent, Delage.

 La guerre rebat les cartes

En 1910, l’ouverture du capital de la petite entreprise permet un important développement et le champ d’activité de Ballot devient très large pour produire des moteurs pour quasiment toutes les applications possibles : usage agricole, groupes électrogènes… 

À partir de 1914, les établissements Ballot participent à l’effort de guerre et produisent pour le compte de l’armée, notamment des moteurs d’avion. Au sortir du conflit, la société s’oriente plus nettement dans la conception automobile et la passion d’Edouard et Maurice pour la compétition fait que l’entreprise se lance dans la course pour valoriser son image.

 Une embauche décisive

Pour satisfaire ses ambitions, Ballot fait appel à Ernest Henry, ingénieur mécanicien suisse qui a fait ses preuves chez Peugeot avant la guerre. Pour courir aux Etats-Unis, il faut intégrer les spécifications de l’American automobile association (AAA) qui limitait la cylindrée à 4,9 l.

En 3 mois, Ernest Henry invente un moteur 8 cylindres à chambres hémisphériques, 4 soupapes par cylindre et deux arbres à cames en tête de 4 817 cm3. Avec 150 ch, la voiture frôle les 200 km/h et se révèle comme la voiture de Grand Prix la plus rapide du monde.

Résultats décevants

Quatre exemplaires de 3/8 sont alignés aux 500 Miles d’Indianapolis de 1919 pour un résultat décevant. Pourtant, elles avaient signé la pole position et le meilleur temps en course à la moyenne de 168,5 km/h. Pour 1920, américains et européens se mettent d’accord pour limiter à 3 litres la cylindrée.

Ernest Henry va revoir sa copie et concevoir un nouveau moteur selon la même technologie ; le moteur, accouplé à une boîte 4 vitesses, développe une puissance de 107 ch à 3 800 tr/min. La vitesse maxi est de 180 km/h.

Mais, à Indianapolis, la chance n’est pas là. Le pilote le plus rapide de l’équipe Ballot, René Thomas, est accidenté à l’entraînement. L’équipe doit se contenter des deuxième, cinquième et septième places derrière la voiture gagnante de Louis Chevrolet.

L’époque des Grands Prix

En 1921, c’est la reprise des compétitions en Europe. Ballot va rester sur le continent et vise les Grands Prix avec la Ballot 3/8 (trois litres 8 cylindres). Les deux voitures engagées au Grand Prix de France, qui se tient au Mans, terminent deuxième et troisième. L’écurie Ballot enregistre son premier succès lors du premier Grand Prix d’Italie couru à Brescia grâce à Jules Goux.

Aucune course importante ne sera gagnée en 1922 ; Ballot prend la 2e place de la Targa Florio. En 1923, la réglementation change à nouveau et le moteur passe à une cylindrée de 2 litres. Le constructeur va abandonner la compétition.

Place au tourisme

Dès l’année 1922, Ernest Henry décline son trois litres en un deux litres quatre cylindres et reprend la même architecture de moteur pour une voiture de tourisme : la 2 LS. L’année suivante, la 2 LT est présentée avec un vilebrequin à trois paliers ; il en sera tirée une version sportive, la 2 LTS, dotée de grosses soupapes.

La Ballot 2 LTS sera une des voitures les plus désirables de son époque et aussi une des berlines quatre cylindres les plus performantes (148 km/h). A partir de 1924, Ballot va étudier de nouveaux moteurs de 2,6 et 2,8 l, de nouveau à 8 cylindres et présentera en 1926 une 6 cylindres qui ne sera jamais produite.

 Une fin anonyme

En 1927, la 2,6 litres RH de 1927 à huit-cylindres est présentée puis, en 1930, le 2,8 l est réalésé à 3 litres pour être monté dans la RH. L’entreprise, qui produit surtout des voitures de standing, est directement touchée par la grande dépression de 1929.

Elle ne peut empêcher Hispano Suiza d’entrer dans son capital et de prendre la main en 1931 quand arrive la HS 26 (pour 26 CV) qui n’est autre que la RH dont le châssis a été modifié. Baptisée aussi Hispano Junior, elle reprend un moteur Hispano 4,5 l 6 cylindres dessiné par Marc Birkigt. Ballot ne fournit plus que des châssis pour Hispano jusqu’à sa disparition en 1938.

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